
Sauvé pour servir
Ange ou envoyé de Dieu ?
Témoignage de Victor Falco
Cela se passe mi-mars 2010, ou je prenais la route très tôt d’un dimanche matin (3h) pour aller conduire mon épouse à l’aéroport de Bâle pour prendre l’avion qui partait pour l’Espagne à 6h du matin environs.
Tout c’est bien passé pour l’aller, car ayant mon épouse à côté de moi qui n’arrêtait pas de me conseiller la prudence étant donné le mauvais état de la route (verglas). Nous arrivâmes ainsi à l’aéroport vers 4h du matin ou je déposais mon épouse et reprenait à nouveau la route pour Moutier où je devais me reposer 2 ou 3 heures pour me rendre ensuite au culte de Bienne ou j’avais ce dimanche-là la présidence.
Après avoir traversé la ville de Bâle, j’avais l’impression que la situation au niveau du verglas c’était un peu amélioré (grave erreur), et je suivais une voiture avec la plaque de la région et qui allait à une allure assez imprudente mais quand même dans les limites autorisés, ce qui me donnait encore une fois de plus une certaine assurance vis-à-vis des conditions de la route.
Après avoir traversé la localité de Laufen / Laufon, la voiture qui me précédait était disparue et je me trouvais tout seul dans l’obscurité de la nuit. Lors d’un prononcé contour, je me suis rendu compte que mon allure n’étais adapté à la situation de la route et que finalement la chaussée n’étais pas si bonne que je m’étais imaginé, et j’ai pris la décision de donner un « petit coup de frein » dans le but de ralentir mon allure (qui étais d’environs 70 kms heure). Malheureusement mon idée de donner un petit coup de frein dans un vilain contour n’était pas ce qu’il fallait faire, et l’inévitable c’est produit… j’ai perdu soudain la maitrise de ma voiture et elle a commencé à tourner sur elle-même et mes petits coups de freins qui ont suivi n’ont vraiment pas arrangé l’affaire. Lorsque j’ai vu que je n’arrivais plus à maitriser ma voiture, je n’ai absolument rien fait de plus (pour ne pas empirer la situation) et j’ai laissé simplement tourner la voiture à sa guise jusqu’à finir en « plein frontal » dans un « poteau » de signalisation en acier qui se trouvait dans la partie gauche de la chaussée. Le choc était tellement violent que le poteau s’est retrouvé à la verticale (pourtant il avait un diamètre d’au moins 20 centimètres). La voiture, au lieu de s’arrêter là, elle est partie du côté droite de la chaussée ou elle a tapé l’arrière contre un petit mur (protégeant la rivière), pour finir ensuite en plein milieu de la chaussée.
Le moteur de la voiture s’est arrêté et mis à dégager de la fumée, j’avais la « batterie » sur le cockpit de la voiture, et des dizaines de débris sur la chaussée. La première réaction a été de regarder l’état de la voiture qui était complètement démolie et ensuite me regarder moi-même pour me rendre compte de mes blessures éventuelles. Le premier miracle a été de me rendre compte que je n’avais pas la « moindre égratignure », je n’avais même pas mal à la tête. Lors de la collision frontale j’avais l’impression qu’une protection se mettait autour de moi, c’était comme la protection de « deux bras » qui m’entouraient, et pourtant l’airbag n’avais pas fonctionné.. ce n’était donc pas une protection mécanique ou humaine. M’étant rendu compte que je me trouvais au milieu de la chaussée et tout de suite après un vilain contour sans aucune visibilité pour les voitures qui pouvaient arriver par l’arrière, j’ai prié, déjà remerciant le Seigneur de m’avoir gardé et en lui demandant ensuite qu’il fasse démarrer la voiture (chose qui semblait impossible). Le moteur c’est mit pourtant à tourner (2ème miracle) et j’ai eus juste le temps de remettre la voiture vers la droite de la chaussé (mais quand même dans la voie de droite car il n’y avait pas de place d’évitement), au moment où la voiture est arrivé vers la droite de la chaussée, le moteur s’est à nouveau arrêté et cette fois d’une manière définitive.
Je suppose que malgré mon calme, j’étais quand même en état de choc, puisque je n’arrivais plus à réfléchir. Lorsque j’ai vu les débris au milieu de la chaussée, ma première réaction était de descendre de la voiture et commencer à les ramasser pour que d’autres voitures ne puissent pas avoir à leur tour un accident à cause des débris (grave imprudence). Malgré mon imprudence, le Seigneur continuait à me protéger, car durant environs 10 minutes qui a duré mon ramassage de débris (avec chaussée hyper glissante), aucune voiture n’as circulé durant ces dix minutes en question (incroyable..), et à peine j’ai arrêté le ramassage des débris, les voitures ont commencé à passer.
J’ai rejoint l’intérieur de ma voiture (grave imprudence aussi..), et j’ai sorti mon natel pour essayer d’appeler le TCS suisse pour me venir en aide. J’ai pu prendre contact péniblement avec le TCS, et ils m’ont promis de m’envoyer une dépanneuse dans les 20 minutes qui suivaient. Malgré que j’aie mis le triangle de panne une centaine de mètres à l’arrière de ma voiture, la situation était très critique étant donné que je me trouvais après un long contour et que les véhicules qui venaient dans le même sens ne pouvaient m’apercevoir à temps, et même s’ils m’apercevaient, un coup de frein aurait eu de nouveau des conséquences catastrophiques, mais ne sachant pas quoi faire d’autre je restais à l’intérieur de ma voiture.
Soudain, venant de nulle part, une vieille fourgonnette avec des plaques françaises me dépassa et se gara devant moi !
Je regardais depuis l’intérieur de ma voiture pour voir de qui s’agissait-il et lorsque j’ai vu le personnage sortir de la fourgonnette j’ai eus un peu peur, car il s’agissait de l’un de ses personnages (à première vue) que l’on évite et l’on détourne le regard. Le personnage en question s’approcha de ma voiture et frappa dans la vitre de la porte pour que je lui ouvre. N’étant pas très rassuré par son visage, j’ai évité d’ouvrir la porte et j’ai plutôt fermé le blocage des portes, mais le monsieur continuer à frapper dans la vitre et j’ai fini par ouvrir la porte. Le monsieur d’une trentaine d’années, a commencé par me demander si j’allais bien, et je l’ai vite rassuré en lui disant, « oui, merci, Monsieur, je n’ai rien, je ne suis pas en danger.. » à quoi il a rappliqué : « pas du tout, vous êtes très en danger dans l’endroit où vous vous trouvez et en plus avec l’état actuel de la chaussée », et il continua en disant : « ne bougez pas, restez ou vous êtes, je suis là pour vous protéger ». Comment était-il là pour me protéger ? et me protéger comment ?. Soudain, il retourna vers sa fourgonnette en faisant demi-tour et en plaçant sa fourgonnette une cinquantaine de mètres devant ma voiture.
C’est alors que j’ai compris qu’il mettait sa fourgonnette devant ma voiture pour me protéger moi en mettant plutôt sa vie en danger pour protéger la mienne ! (belle image connue, pas vrai ?).
Lorsque la dépanneuse arriva, un gentil suisse allemand ne parlant pas un mot de français essayais de départager l’affaire sans rien y comprendre. Je essayais de lui dire (en vain) qu’il devait me rapatrier moi et la voiture jusqu’au mon garagiste habituel à Moutier. C’est à ce moment-là que le drôle de personnage a débarqué à nouveau et parlant parfaitement l’allemand a essayé de lui faire comprendre ce que je voulais. Je me suis dit alors « super », il était en train de tout arranger ! mais soudain, à mon grand étonnement, le dépanneur monta la voiture dans sa dépanneuse, me demanda mes coordonnées et « parti tout seul avec ma voiture » en me laissant tout seul sans moyen de transport au milieu de la chaussée ! C’est à ce moment-là que le Monsieur me demanda de monter dans sa fourgonnette sans attendre. Après une, deux hésitations j’ai pris la décision de faire ce qu’il disait et je suis monté dans sa fourgonnette.
C’est dans la fourgonnette (musique à plein tube), qu’il essayait de m’expliquer que le dépanneur n’étais pas d’accord d’amener ma voiture à Moutier et qu’il la prenait dans son garage, me demandant de prendre contact dès le lendemain avec le TCS pour voir la suite. A quoi j’ai répliqué : « tout cela est bien beau, mais qui c’est qui va m’emmener chez moi maintenant ? » à quoi il me répondit rapidement ; « N’ayez pas crainte, c’est moi qui vous amène chez vous ».
Malgré tout cela, je n’étais toujours pas rassuré, car l’aspect du monsieur ne me plaisait pas du tout.. (tatouages, mal rasé, pas très bien habillé, et j’en passe..), mais je me suis remis entre les mains du Seigneur et j’ai accepté la situation. Je lui ai quand’ même dit : « C’est une chance que vous allez dans ma direction et que vous pouvez m’emmener.. », à quoi il répondit : « pas du tout, je n’allais vraiment pas dans cette direction.. », très inquiet, je continuais la conversation en lui disant : « Ah bon ? vous alliez ou exactement ? » et il me répondit : « à nulle pars .. ». Mon « angoisse » a commencé alors à se faire sentir d’une manière perceptible, je n’étais pas vraiment rassuré !, en plus, la vieille fourgonnette n’arrêtais pas de faire des « drôles de bruits » et des drôles de « secousses », j’étais sûr qu’elle allait « rendre l’âme sur le champ.. ».
Au bout de quelques minutes et quelques regards « bizarres » du monsieur en question, il commença à nouveau la conversation en me disant : « Vous savez, je ne suis pas là par hasard, je suis là vraiment pour vous et pour vous protéger » (j’étais encore moins rassuré en entendant ses paroles…). Il poursuivi sa conversation en me disant : « Monsieur, êtes-vous croyant » ? (là, j’ai commencé à être un peu plus rassuré..), j’ai alors bien entendu répondu : « oui, je suis croyant », et il poursuivi en disant : « Eh bien, c’est Lui qui m’envoie » (en fixant son regard vers le ciel), et continua en me racontant la suite de son histoire : « Je suis français, en j’habite en France à environs 20-30 minutes de Bâle, et ce matin, vers 5h du matin, une voix m’as réveillé et m’as demandé de m’habiller au plus vite, et sans aucune hésitation j’ai fait ce que la voix me disait », cette voix, je sais que c’est la voix de Dieu, c’est pour cela que j’ai l’habitude d’obéir sans poser des questions. Dieu me demanda alors de prendre ma fourgonnette et de commencer à rouler. J’ai commencé donc à rouler sans savoir vraiment où je devais aller. Une force conduisait mon volant dans une direction bien précise, et cette direction étais celle de la Suisse, mais toujours sans savoir une fois en Suisse dans quelle direction aller. Je n’avais jamais pris la route qui conduit à Delémont-Moutier et pourtant c’est dans cette direction que je devais aller. Lorsque je vous ai vu en panne sur la route, j’ai tout de suite compris que j’étais arrivé à destination pour vous venir en aide. N’oubliez pas de remercier le Seigneur, car c’est lui qui vous a protégé dans l’accident ou vous n’avez même pas une égratignure et en plus j’étais là quelques minutes après pour m’occuper de tout ! Il me prêcha l’évangile durant tout le trajet… Lorsque je lui ai demandé s’il était évangélique d’un air étonné il me répondit : « pas du tout, je suis simplement un serviteur de Dieu »
Imaginez ma tête lorsque j’ai entendu tout cela !
Nous arrivâmes devant chez-moi à Moutier ou il me déposa devant la porte. Je ne savais pas comment le remercier et je lui ai glissé 30 ou 40 frs (je ne sais plus) pour l’essence, mais il ne les voulait pas, j’ai insisté et il les a pris. Avant de le quitter, je lui ai dit « vous n’auriez pas une carte de visite pour que je puisse avoir votre adresse » ? et à ce moment-là en se mettant la main dans sa poche il a sorti une petite carte de visite, me l’a remis, en me disant qu’il avait maintenant un ami à Moutier et en faisant demi-tour a prit congé de moi.
Lorsque je suis arrivé à la maison, j’ai jeté un coup d’œil à la carte de visite et avec un grand étonnement j’ai lu l’inscription suivante : « Petit cœur à votre service, je suis à votre disposition pour quoi que ce soit 24h sur 24 ». Il y avait un petit cœur rouge dessiné sur la carte, pas d’adresse, juste un numéro de natel !
J’ai remercié alors sans tarder le Seigneur pour sa « protection » et de m’avoir envoyé : « Un ange » ? ou bien « l’un de ses serviteurs » ?, finalement « peu importe », maintenant je sais que c’est Lui qui me l’avait envoyé, et c’est cela qui importe !
En Christ, Victor.